Souviens-toi…
Sydney

Chroniques et revues de presse

Un grand merci aux critiques littéraires qui ont bien voulu prendre connaissance du livre et donner leur avis.

Kaou
Margaux
Méline
Claire
Painible
Médéric

La chronique de Kaou

Kaou

À suivre sur Instagram

Aujourd’hui je partage avec vous une lecture qui m’a énormément plu, qui m’a fait réfléchir et m’a appris plusieurs choses. Cette fois je m’éloigne de la fiction et je me plonge dans la réalité et ses atrocités.

Grâce à ce livre j’ai découvert l’existence du courant des «Témoins de Jéhovah», leurs pratiques et croyances qui m’ont un peu heurtée et choquée. Mais je vais éviter de parler de tout ce qui est religieux, car de nos jours on n'ose plus parler des religions, critiquer un certain courant ou poser des questions à propos d'une pratique. Les débats religieux sont devenues quelques choses de très sensible, aucun courant n’admet qu’on le critique et aucun courant ne tolère les questions.

Bien sûr j’ai mené ma propre enquête sur ce courant, ces bases...

Revenant à Claire, le personnage principal du livre autour duquel l’histoire tourne. Cette douce personne dont on a mutilée l’innocence à un si petit âge.

Tout ce qu’elle essayait de faire et accomplir durant toute sa tendre enfance était de plaire à sa mère et la rendre heureuse, ce en exécutant les pratiques qu’elle lui dictait mot par mot. Comme tous les enfants elle était curieuse et un tas de questions lui titillait l’esprit. Or d’après sa mère c’étaient des choses qu’ «elle était censée comprendre une fois grande» parce que les pratiques religieuses sont enseignées pour être exécutées sans broncher.

La petite fillette a grandi et est devenue une charmante femme, sa vie était simple et surtout calme, mais lors de sa nuit de noces son existence sera chamboulée, les bribes d’un passé dont elle ignorait l’existence resurgiront.

J’ai très bien aimé ce livre, je me suis plongée dans le monde de Claire dès le premier instant, je me suis sentie très proche d’elle et mon cœur s’est serré à ses pleurs et sanglots.

Dès le prologue on se met à se poser des questions, et au fil de la lecture on se heurte à des vérités aussi choquantes et déstabilisantes les unes que les autres. Au moment on croit qu’on a pu résoudre l’énigme et déchiffrer l’indéchiffrable un autre élément s’ajoute et nous tire dans un autre tourbillon d’intrigues.

Le livre est fondé sur des témoignages de femmes violées au sein de cette communauté religieuse, autrement dit il est tiré de la réalité ce qui m’a beaucoup touchée. Surtout si on se met dans la tête qu’en ce moment même plusieurs Claire dans le monde entier souffrent et galèrent, les unes ont trouvé de l’accompagnement, et d’autres ont été condamnées à garder la bouche cousue.

J’ai toujours détesté les phrases «Tu comprendras une fois grande», «Ce sont des affaires de grands» ... C’est tellement énervent et frustrant. On évite toujours de parler à l’enfant de lui expliquer et répondre à ses questions, ce qui ne l’aide absolument pas. Un enfant c’est des questions, une curiosité sans limite, il veut découvrir et explorer le monde dans tous ses angles, comprendre le pourquoi du comment. Surtout il y a des sujets sur lesquels on est souvent très réservés on évite d’en parler avec les enfants, (tout ce qui concerne son intimité, et la sexualité) Alors qu’il faut prendre le soin de lui expliquer d’une manière assez simple sans le heurter bien sûr ;). Sans oublier qu’il faut gagner la confiance de son enfant, il faut qu’il se sente soutenue et accompagné pour qu’il arrive à vider son sac et parler de tout et de rien avec nous.

Merci beaucoup à l’auteur et à la maison d’édition pour cette belle découverte très instructive et pleine de messages et morales qu’il faut prendre le temps d’extraire.

Ma note : 🍁🍁🍁🍁,5/5


La chronique de Margaux

Margaux

À suivre sur le blog de Margaux

Je tiens tout d’abord à remercier Eneeh Quarter de m’avoir offert la possibilité de lire son roman.

Ce roman aux premiers abords me faisait un peu peur. En effet, j’avais peur de ne rien comprendre à cette histoire de religion et de me retrouver face à un livre dans le genre ‘Da vinci code‘ qui est beaucoup trop complexe pour moi. Mais mes craintes ce sont rapidement évanouies. Nous avons ici un roman dont l’écriture est fluide et l’on se plonge avec aise dans l’histoire de Claire, cette jeune femme qui vient de se marier avec Jérémie malgré les réticences de certaines personnes. Nous suivons alors le jeune couple et comment ils essaient tant bien que mal de joindre les deux bouts tout en gardant une vie professionnelle, sociale, sentimentale et surtout spirituelle.

Spirituelle, en effet car la vie de Jérémie et de Claire tourne autour de leur religion qui prend énormément de place dans leur vie. Ils font tout les deux parties des témoins de Jéhovah et baignent dans cette doctrine depuis leur enfance. On découvre alors petit à petit l’organisation et sa façon de fonctionner, les grands principes ainsi que le statut hierachique. On y découvrira également la place de la femme, le système de ‘sanctions‘, leur politique d’exclusion et leur manière de ‘résoudre’ les problèmes au sein de leur organisation.

J’ai énormément aimé en apprendre plus sur cette religion (qui ressemble, soyons honnêtes plus à une secte qu’à autre chose) et leurs façons de fonctionner. En effet qui n’a jamais vu ces gens dans la rue attendant patiemment à côté de prospectus promettant la vie éternelle? Qui n’a jamais reçu la visite des témoins de Jehovah? Nous les connaissons tous plus ou moins, mais alors, qui sont-ils réellement?

Je me rappelle encore ces deux femmes qui m’avaient gracieusement offert leur bible après avoir passé un quart d’heure a essayé de me montrer à quel point j’avais besoin d’aide dans ma vie. J’ai également une amie faisant partie de cette religion et c’est amusant de voir à quel point les dialogues que l’on retrouve dans le roman d’Eneeh auraient très bien pu sortir de la bouche de mon amie tant ils sont authentiques. Authentiques, mais parfois effrayants. Tout comme les personnages de cette histoire.

Certains sont extrêmement attachants, comme la meilleure amie de Claire, ses collègues de travail, son mari… Mais d’autres sont détestables. Et pas du genre des vilains que l’on aime détester, non, détestable à avoir envie de leur foutre des claques. Nous avons le droit à des personnages sexistes, manipulateurs et j’en passe. J’ai plusieurs fois eu envie de secouer Claire, de rentrer dans le roman et de répondre à sa place tant certains m’énervaient. L’héroïne est vraiment adorable, elle essaie toujours de faire au mieux malgré les épreuves tragiques que lui réserve la vie. Tout au fil du roman on la suit dans ses questionnements et sa quête de la vérité. Elle aura l’occasion d’échanger sur un tas de sujets intéressants avec les personnages qu’elle rencontrera et j’ai adoré voir les différentes façons de penser de certains.

L’histoire en elle-même est bien ficelée, l’auteure arrive à instaurer du suspens grâce à la chronologie du récit. En effet, nous sommes plusieurs fois sur le point de découvrir des révélations, que l’on se retrouve propulsé quelques jours voir semaines plus tôt ou plus tard dans le récit, ce qui nous pousse à vouloir continuer la lecture pour découvrir ce qu’il s’est réellement passé pour que Claire devienne qui elle est aujourd’hui et qui sont ses deux yeux qui la fixe constamment lorsqu’elle s’apprête à passer à l’acte avec son mari?

En résumé, j’ai passé un bon moment lors de cette lecture et j’ai été touché par certains passage qui sont à briser le cœur mais la fin m’a donné de l’espoir pour la suite.

Ce roman n’est évidement pas à mettre dans toutes les mains, car il traite de sujets forts tel que la pédophilie et le viol mais également le deuil. Il mérite d’être lu par le plus grand nombre et je félicite Eneeh d’avoir eu le courage de pointer du doigts les faiblesses de cette organisation qu’est les témoins de Jéhovah.


La chronique de Méline

Méline

À suivre sur le blog de Méline

Une bonne lecture, des messages importants et des connaissances sur les témoins de Jéhovah

Nous suivons Claire, c’est une jeune fille polie, soucieuse de faire plaisir à sa mère et de respecter les devoirs qu’elle as en étant témoins de Jéhovah. Ses parents sont séparés, sa mère est remariée avec Raymond, un personnage haut placé dans l’organisation des témoins de Jéhovah. Claire va se fiancer puis ce marié, mais lors de la nuit de noce les souvenirs du passé referons surface et feront basculer sa vie.

J’ai beaucoup aimée le personnage de Claire que ce soit pour son histoire, ses amitiés ou ses amours, je l’ai toujours trouvé attachante et profondément gentille malgré les événements qui l’empêchaient parfois de faire ce qu’elle voulais.

Son amitié avec Isabelle est magnifique. Petites, elles s’étaient promis de déposer un coquillage, le père de Claire l’avait ramené d’un voyage, sur sa plage d’origine. Sydney, elles ont prévu d’y aller toutes les deux pour y remettre ce coquillage.

J’ai apprécié ma lecture, elle aborde des sujets dont on ne parle pas assez (selon moi bien évidemment).

Les sujets sont bien abordés, et l’entourage de Claire très présent et rassurant.

Un passage à été un peu trop… cru, cela ne plaira pas à tout le monde de lire ça. Bien que ce soit la réalité de ce qui se passe dans ce contexte ou un autre.

C’est un très bon livre qui m’a permis d’en connaître d’avantage sur le fonctionnement et l’organisation des témoins de Jéhovah dont je n’avais jusqu’ici entendu parler que vaguement pendant des cours de philo.

De plus, la fin du livre est très bien documentée.

Une bonne découverte, attention cependant, je ne conseille pas ce livre à tout le monde, certains passages pourrais choquer les plus jeunes.


La chronique de Claire

Claire

À suivre sur le blog de Claire Stories

Le sujet s’annonce difficile, et le premier chapitre ne laisse pas le temps de respirer puisqu’il s’agit d’un homme enterrant un corps d’enfant.

Au cours du récit, on découvre en même temps que Claire des éléments de sa vie enfouis au plus profond d’elle-même, mais qui refont surface lorsqu’elle épouse Jérémie contre l’avis de tous, même si c’est à mots couverts.

Des mystères, des secrets de famille, elle creuse, les portes restent closes. Heureusement qu’elle peut compter sur son amie et collègue Éloïse, qui connaît elle aussi très bien l’Organisation, mais en parle différemment de ce que Claire a l’habitude d’entendre à la Salle ou ailleurs.

Le livre, écrit d’après des faits et une expérience personnelle réels, reste une fiction, mais témoigne avec justesse des problèmes rencontrés lors du traitement de cas de viols ou de pédophilie. C’est toute une communauté qui doit ouvrir les yeux sur les conséquences que de tels traumatismes peuvent causer. On se rend compte à quel point les membres de ladite communauté sont endoctrinés, et ont des œillères depuis des générations quant au monde qui les entoure. Si cela avait été « juste » fictif, je n’aurais pas trouvé les personnages très crédibles (surtout la mère de Claire). J’ai vraiment halluciné en lisant certains comportements, et je crois que si je m’étais trouvée face à de pareils cas, mes réactions auraient été plutôt virulentes.

Prenant ce livre comme un roman, j’ai eu du mal à suivre les allers-retours incessants entre le présent et le passé de Claire, principale protagoniste de l’histoire, dont les détails pouvaient paraître lourds et pas franchement indispensables à certains moments. Si on ajoute toutes les explications dues à la religion secte des Témoins de Jéhovah – et quelques fautes de français oubliées de manière récurrente – j’avoue que ma lecture du premier tiers de l’ouvrage s’est avérée plutôt laborieuse.

Mais j’avais promis une chronique, alors je me suis accrochée. Et j’ai bien fait ! Une fois que Claire est dans sa vie d’adulte, qu’elle commence à trouver les clés des portes qu’elle souhaite ouvrir depuis des années, les choses avancent, les événements passés se mettent en place et s’expliquent de manière tout à fait cohérente. Les questions posées trouvent leurs réponses, des vérités éclatent, et elles ne sont pas toujours bonnes à dire. Pas pour tout le monde en tout cas.

Habituellement je rédige mes chroniques « à chaud », mais pour cet ouvrage j’ai préféré laisser décanter… histoire de digérer un peu, et de garder un esprit aussi objectif que possible.


La chronique de Painible

Painible

À suivre sur booknode

Je viens de finir la lecture de cet ouvrage. Je dois avouer que ça a été une surprise et une grosse claque. Je ne connaissais pas du tout le milieu décrit dans le roman, celui des Témoins de Jéhova.

Pour résumer, Claire, la protagoniste, de retour d’un voyage de l’autre bout du monde (Australie, on le comprend par la suite du récit) se remémore les événements qui ont marqués son passé proche mais qui ont été induits par sa petite enfance, et en particulier un événement traumatisant, mais oublié, relégué au fin fond de sa mémoire. Celui-ci revient à la surface lors de sa nuit de noces. S’ensuit un parcours compliqué et difficile, pour elle, qui la replongera dans ses tendres années. Beaucoup d’obstacles seront sur son chemin. Malheureusement, elle ne peut compter sur sa mère, une témoin très impliquée dans le mouvement. Quelle est son rôle, dans les péripéties de notre héroïne? C’est ce que l’on découvre au fil des pages.

Ce roman sera une révélation pour beaucoup. Il nous décrit en détail la vie des témoins de Jéhova, depuis l’enfance de Claire jusqu’à ses premières années de vie d’adulte, mariée à Jérôme, un autre témoin. On y apprend, par exemple, que le mariage en dehors du cercle de la religion est, sinon interdit, du moins très fortement déconseillé, au point que tout est fait pour décourager celui qui voudrait outrepasser cette directive.

Celui qui décide de quitter le rang est ostracisé au point d’être rejeté par sa propre famille.

Le thème de la pédophilie y est également abordé. Ainsi, on nous rapporte les conclusions de la commission royale australienne qui a examiné les pratiques des témoins. Plus de 1000 cas ont été cachés aux autorités.

L’écriture est fluide, on se laisse entraîner à la suite de Claire, pas une seule fois, on ne s’ennuie.

S’il devait y avoir qu’un seul ouvrage d’un néo-auteur qui devait faire parler de lui en 2020, ce ne pourrait être que “Souviens-toi… Sydney”, d’Eneeh Quarter.


La chronique de Médéric Giolino

Médéric

À suivre sur booknode

Je n'ai pas trop l'habitude de commenter des livres. Je le fais pour celui-ci, suite à une signalation d'un des chroniqueurs du site Simplement Pro qui partage mon bureau.

J'avais des doutes, avant d'en commencer la lecture. Ce qui touche à la religion n'est pas mon dada et je m'attendais à devoir lire une histoire insipide avec des curés, des bonnes-sœurs, ou alors un récit de gourou hypnotisant ses fidèles.

En fin de compte, rien de tout cela. Je pense que si je n'avais pas eu l'occasion de lire cet ouvrage, je serais passé à côté de quelque chose, en cette année 2020.

Après un prélude intrigant, dont l'explication arrive en fin d'ouvrage, nous faisons la connaissance de Claire, une jeune enfant dont les parents se séparent. La mère, témoin de Jéhovah, se remarie avec un de ses coreligionnaires, Raymond. Puis, nous sautons à la post-adolescence de Claire et, par la suite, à son marriage avec Jérémie, lui aussi Témoin de Jéhovah.

Les problèmes surgissent dès le premier jour, non pas que Jérérmie soit un mauvais mari, mais Claire est envahie de craintes, qui se révèlent être causé par des événements de son enfance qu'elle a oublié.

Elle doit aussi affronter des évvénements tragiques en rapport avec son entourage, son mari, mais aussi sa meilleure amie, Isabelle.

Quand elles étaient gamines, elles avaient planifié un voyage à Sydney, et c'est cette ville qui donne le titre au livre et autour de laquelle tourne cette histoire.

Je ne sais pas trop quoi rajouter sans dévoiler trop de choses, mais une surprise énorme attend Claire, ainsi que le lecteur, à la conclusion de l'ouvrage, après pleins de rebondissements.

L'histoire est prenante, on a de la peine à s'en détacher, les 450 pages se lisent d'une traite. Le style d'écriture de l'auteur aide à rester concentrer sur le récit, on a parfois l'impression de lire un roman écrit à une autre époque. L'écrivaine (ça se dit?) manie le français d'une manière plaisante et la conjugaison, souvent recherchée, m'a ramené sur les bancs de l'école, durant les nombreuses heures de colle où je devais remplir des pages de conjugaison.

Quelqu'un a dit, dans un commentaire précédent, que s'il devait n'y avoir qu'un seul livre à retenir en 2020, ce serait celui-ci. Je suis tenté de le croire.

Je remercie Eneh Quarter pour m'avoir fait passer ces agréables heures.